Agraphages
Le petit journal du fanzinat

À nu

Le 17 juin 2009 par Alivia

Présentation du fanzine

À nu
Nom : À nu
Auteurs : Alice Lair, Marielle Lebrun
Année de parution : 2008
Type de fanzine : recueil d’illustrations, d’expérimentations graphiques
Format : A6
Reliure : Dos carré-collé
Nombre de pages : 90 pages / Noir et blanc
Site internet : http://uncadeux.canalblog.com

Nos avis

Mon agrafe – par Alivia :
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Si comme moi vous étiez de la partie, et que, comme moi, vous vous prenez à regretter de ne pas avoir eu l’esprit assez vagabondeur lors de l’édition 2008 de la Japan Expo (la plus grande convention d’Europe dédiée aux mangas, animes et peluches parlantes Pucca – est-il utile de le rappeler), sachez que vous avez parfaitement… Raison !

Toutes les journées de nos existences apportent leurs lots de découvertes ; et parmi certains, de vraies coquilles crépitantes, que l’on aurait aimé déterrer plus tôt. C’est le cas du petit À nu (qui déborde à peine d’une paume), distribué comme le vent et prétexte à participation à ce festival estival pour deux blogueuses en mal de sensations fortes.

Un peu de simplicité, dans ce monde de sauvageons : j’irai même jusqu’à dire un peu d’évidence, puisque c’est l’impression que procure ce recueil. Les expériences graphiques se succèdent, tous d’une grande finesse, d’un confort apparent. Ce qu’il y a de bien, avec ce genre d’éditions, c’est que l’intention était clairement énoncée dès le départ : présenter son travail aux passants curieux. Avec cette affirmation, on ne se monte pas le bourrichon ; on va à l’essentiel, c’est-à-dire les dessins.

Et les dessins d’Alice Lair et de Marielle Lebrun se complètent et s’auto-stimulent, parfois très similaires, parfois bien différents : reste que la cohérence est là, et que le tout fonctionne d’une traite, voire d’un jet. Cette homogénéité préserve en elle quelque chose comme de l’honnêteté minutieuse ou de l’humilité ; les petites historiettes s’enchâssant de manière légère et tout à fait naturelle.

En bref

Il faut forcément avoir hâte de suivre les avancées des deux conceptrices – qui ont finalement dissout leur embarcation de fortune après cette première expérimentation – et tirer une leçon importante de cette découverte rafraîchissante : toujours fouiller et rester curieux, même au beau milieu de la plus grande convention d’Europe et de ses montagnes de trousses clignotantes kitschissimes.
Le prix de vente, fixé à 5€, aurait pu prêter à confusion silencieuse : mais la reliure était faite main, et le papier délicat recouvrant ce recueil achevait de définir À nu comme un peu différent, et précieux.


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Dans Chroniques

2 réponses

  1. marielle

    Merci :D
    ca m’a fait très plaisir de lire tout ca!
    j’espere vraiment pouvoir avoir l’occasion d’avoir d’autres agraphages dans le futur !!!!

  2. Alivia

    Avec d’autres publications de cette veine, il ne devrait pas y avoir de problèmes :-D Merci à toi !

Votre agrafe

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