Graisse Animale #6
Agrafé par Anne-Perrine

Nom : Graisse Animale #6
Auteurs : César Brun, Marie Glaize, Christophe Terech, Bojan Zivkov
Année de parution : 2011
Type de fanzine : dessins
Format : A5
Reliure : agrafé
Nombre de pages : 44 pages / Couleurs + un livret de 16 pages / Noir et blanc
Prix : 5€
Site internet : http://graisseanimale.com/
Site internet de César Brun : http://cesrrr.tumblr.com/
Une fois n’est pas coutume après ce long silence de ma part, voilà l’esquisse d’une chronique un peu informe, un peu informelle, certainement beaucoup moins élaborée dans le détail que les deux précédentes. Ajoutons que ce conseil de lecture, cette accolade aiguilleuse, est également un peu vicelarde : car il va s’agir, mes bons lecteurs, de vous envoyer droit dans le mur - vers une progéniture déjà sold out (ou out of stock comme le disent les hipsters à la traîne).
Quoi ? Agraphages balance des fanzines introuvables ?
… Euh, oui. Comme une vraie pépite scintillante, un petit bijou, le sixième numéro du super-fanzine bordelaise (pas chauvine, la fille !) Graisse Animale, se secoue les plumes et entame un chant très spécial, en l’honneur de l’illustrateur César Brun.
Modeste, le bonhomme - qui avait déjà participé aux précédents numéros - se décrit comme un “faiseur d’images”, et nous redirige gentiment vers son Flickr, plein de surprises, de dessins diaphanes, à nervures, de chiens, ou de photographies barbouillées.

La patte César Brun, c’est cette profusion soigneusement contrôlée ; le self-control du rêveur perpétuel, qui diffuse ses monts et ses forêts, ses pousses et ses plumes, sur fond de lavis délavés et aqueux. Des formes, comme des écailles, qui s’entassent et se mélangent, dans un chaos ordonné et musical.
Jeunes crayons de couleurs, feutres timides, lignes fines et frénétiques : les dessins de César Brun oscillent entre évidence et tumulte, avec grâce et légèreté.
En bref
Sur 44 pages, un voyage a lieu. L’impression est comme toujours chez Graisse Animale, de très bonne qualité. Tirée à 50 exemplaires (seulement !) cette édition spéciale mérite d’être conservée comme un joli trésor… Et si vous n’avez pas eu la chance de vous la procurer, on ose espérer que vous suivrez désormais les publications futures de César Brun.